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C____________
Catharisme, cathare (grec katharos : pur).
Doctrine et secte
hétérodoxe, héritière du
manichéisme ou, du moins, dualiste comme lui dans son
expression la plus radicale. Le catharisme pose comme fondement la
croyance en deux principes : Dieu, principe du Bien, créateur
de toute réalité spirituelle, et un principe mauvais,
auteur du monde matériel et charnel. Cette doctrine s'est
répandue au XIIè s. en Italie du Nord et en Languedoc
où elle a été combatue par la prédication
de saint Dominique puis par la croisade dite des Albigeois. Ses
progrès furent la cause principale du développement de
l'Inquisition.
Charte de
coutumes
Acte par
lequel un seigneur octroie à une ville un statut, fondé
le plus souvent sur le droit antérieur. C'est un usage
juridique consacré par une longue et commune pratique qui est
reconnu par le groupe auquel il s'applique.
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D____________
D.A.R.A
Les ouvrages de la collection
Documents d'Archéologie en Rhône-Alpes sont
diffusés par l'Association Lyonnaise pour la Promotion de
l'Archéologie en Rhône-Alpes (ALPARA), 25 Rue Roger
Radisson 69005 LYON.
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Motte
Monticule artificiel en forme
de tronc de cône, ceint à son sommet d'une palissade et
d'une tour de bois.....
Mur
-bouclier
Le mur -bouclier est une
technique de fortification que l'on retrouve surtout dans l'aire
germanique (Schildmauer). Il s'agit d'une muraille épaisse et
haute, de forme généralement rectangulaire,
protégeant la zone la plus exposée du château en
formant écran face aux assaillants et à leur
artillerie. Ce type de muraille est en général
placé devant les bâtiments résidentiels, et
s'élève plus haut que leurs pignons; il est le plus
souvent pourvu d'un chemin de ronde sommital.
Le plus bel exemple demeurant
sur le territoire alsacien est celui de Wasenbourg (seconde
moitié du XIII s.), où une haute muraille de 3,70 m
d'épaisseur et de 22 m de hauteur protège un logis qui
lui est accolé, et une petite cour. Un autre cas alsacien est
celui de Kintzheim (Bas-Rhin), avec un mur-bouclier sur lequel est
accolé, intérieurement, la tour maîtresse; on
citera aussi Spesbourg à Andlau, dans le Bas-Rhin.
Hors de l'Alsace, la tour de
Crest (Drôme) possède un beau mur-bouclier, construit en
prolongement de la tour maîtresse primitive afin de
protéger les nouveaux logis; elle fut surélevée
à deux reprises pour atteindre sa hauteur actuelle. La raison
de sa construction apparaît facilement : le commandement du
château par la hauteur voisine.
Les châteaux de
tradition française n'utilisèrent quasiment pas ce
procédé (voir cependant Montségur); il lui fut
préféré l'élévation d'une tour
maîtresse à la proue, en défilant les
bâtiments par cette dernière, ou au contraire le
renfoncement du front d'attaque par des tours de flanquement.
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P____________
Pariage ou
paréage
Contrat
conclu entre deux seigneurs pour la possession et la gestion d'une
seigneurie.
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S____________
Salle
à tour
Les deux
éléments essentiels du siège du pouvoir
féodal ont été la tour maîtresse et la
grande salle. Dans les plus grands châteaux, ces deux
édifices furent indépendants ; mais dans beaucoup
d'autres, les fonctionnalités ont été
liées, en y ajoutant celle du logis, pour constituer des
ensembles de "salle à tours" intégrés. Ce
schéma de programme eut une destinée remarquable : un
bâtiment rectangulaire abritant les salles superposées,
dont la grande salle était prolongée par une ou deux
tours maîtresses le dominant largement. La répartition
fonctionnelle entre l'une et l'autre dépendait du contexte et
de la tradition. Ainsi, au cours du XIIIè s., se
développa l'usage d'un bâtiment rectangulaire
allongé abritant des salles superposées, flanqué
par une tour, voire deux, servant à la résidence. Ce
schéma avait un énorme avantage : il permettait de
disposer d'espaces de reception hiérarchisés et
d'espaces privatifs distincts.
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T____________
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V____________
Villa
Mot latin
désignant un domaine, une propriété
foncière. A l'époque carolingienne, le terme
représente soit un village ou un lieu habité, soit le
grand domaine du "régime domanial" classique, avec la
participation des tenanciers des manses à la mise en valeur de
la réserve seigneuriale (la portion foncière
directement cultivée par le seigneur ou son fermier). Mais ce
dernier régime n'a vraiment été répandu
qu'entre Loire et Rhin.